Preditox : genetic assays for safety use

Protection ADN

Updated : 05/25/2018

Etude de l’effet protecteur de l’ADN d’un composé

Le génome des cellules peut être endommagé par différents types de lésions à l’ADN, qu’elles soient endogènes ou exogènes. Si ces dommages sont laissés tels quels, les conséquences peuvent être importantes pour la cellule et peuvent conduire à un processus de cancérogénèse. De nombreux mécanismes de réponse aux dommages de l’ADN ont été développés par la cellule afin de réparer spécifiquement chaque type de lésions. De plus, lorsque la lésion n’est pas réparée avant l’arrivée de la fourche de réplication de l’ADN, une voie de tolérance aux dommages existe afin d’empêcher un arrêt intempestif de la réplication. Ainsi, la réparation de l’ADN comprend l’ensemble des voies permettant de rétablir l’intégrité de l’information génétique.

L'étude de la phosphorylation de l'histone H2AX (γH2AX) permet de détecter des composés qui induisent différents types de dommages à l’ADN et permet dès lors d’étudier des composés capables de protéger l’ADN des cellules suite à des dommages.

Principe

Pour cette étude, nous travaillons à partir de la lignée cellulaire hépatique humaine HepG2. Celle-ci est mise en culture durant 24h en présence de 6 différents composés modèles induisant différents types de dommages à l’ADN, tel que le benz[a]pyrène (adduits à l’ADN), le méthyl méthanesulfonate (alkylation de l’ADN), le nocodazole (composé aneugène), l’étoposide (inhibiteur de topoisomérase II), l’hydroxyurée (induction d’un déséquilibre du pool de nucléotides) et le peroxyde d’hydrogène (stress oxydant). Le composé à tester est ajouté en parallèle aux cellules traitées. Le différentiel (avec ou sans l’échantillon à tester) de quantification de la phosphorylation de l'histone H2AX suite à des dommages de l’ADN permet de déterminer l’effet protecteur de l’ADN d’un composé.